Marion

Femme.
Presque 15 ans.
Célibataire.
Jolis yeux.
Pieds non-courbés.
Collégienne.
Ne porte rien.
Chocolatée.
Chanteuse de rue.

Habitée par satan.

Marion

# Posté le mercredi 20 février 2008 11:59

Modifié le lundi 24 août 2009 10:50

L' électrochoc

L' électrochoc
Une main comme je m'y attendais, a continué à descendre le long de mon bras, jusqu'à mon poignet, traçant sur ma peau une ligne de feu. L'autre s'est refermée en coup sous mon menton, comme prévu, et a attiré mon visage vers le sien.
Sa joue a frotté la mienne puis a reculé lentement et son menton a pivoté pour que ses lèvres entrent en contact avec les miennes.
Il voulait m'embrasser doucement. Il faisait des efforts, ça se voyait. Mais ses belles intentions sont parties en fumée, comme la première fois.
Le feu était partout, parcequ'il était partout. Ses mains exploraient ma peau, la zébrant de flammes. Ses lèvres embrassaient chaque parcelle de mon visage. La paroi rocheuse a heurtée mon dos brutalement, mais je n'ai pas eu mal. Je ne sentait plus rien, j'était un point ardent.
Mes doigts plongeaient dans ses cheveux, l'attirant encore à moi plus fort, alors qu'il était impossible d'être plus près l'un de l'autre.Mes pieds ont quitté le sol et mes jambes se sont refermées autour de sa taille, la paroi dans mon dos me soutenant. Sa langue s'enroulait à la mienne, et mon esprit tout entier, jusqu'au plus infime recoin, était emporté par un stunami.
Mes mains ont saisi sa chemise, l'ont ouverte. C'était leur idée, pas la mienne. Mes doigts voulaient son corps. Je n'avais rien décidé. Ses mains dans mon dos étaient brûlantes.
Je sentais les muscles de son abdomen se contracter sous mes paumes.
Je me suis décollée de sa bouche pour reprendre mon souffle, et ses lèvres ont plongé dans ma gorge. J'ai enfoui mon visage dans ses cheveux, dans l'odeur ennivrante...

# Posté le lundi 31 mars 2008 14:06

Modifié le lundi 31 août 2009 03:17

Jeux d'enfants

Jeux d'enfants
Shannon, Gaelle et Marion. Les voisines et l'amie d'enfance.
Une infinité de moments passés ensembles.
L'été ou l'hiver. Bons ou mauvais. Au soleil ou sous la pluie. Mémorables ou quelconques.
J'ai cherché ne serait ce qu'un mot pour définir ce qui nous unit. Mais aucun n'est apparrut assez fort pour expliquer l'amour que je vous porte.
Vous m'avez accordé tant de votre temps, tant de votre amitié, tant de votre bonheur que je n'aurais jamais assez d'une vie pour remboursé tout cet amour.
Le bonheur est une chose inexplicable. Il faut le vivre pour le comprendre. C'est avec vous que ce sentiment m'a envahit pour la toute première fois. Grâce a vous.
Et vous continuez à me procurer cette sensation que j'ai l'impression de ne pas mériter. Cette sensation d'être dans une bulle. Une bulle créée rien que pour moi et pour ma plus grande joie.

# Posté le samedi 08 mars 2008 08:26

Modifié le lundi 31 août 2009 03:15

En attente de la fin

.....Elle marchait vite. La pénombre autour d'elle faisait comme une écharpe qui, se resserrant toujours un peu plus, l'étouffait progressivement. L'atmosphère du soir était une pression venant de toute parts et de sa propre chair. Sa respiration, pourtant lente, se faisait de plus en plus difficile et l'air empli d'eau semblait être une promesse de noyade. A ses côtés, un grand chien aux yeux jaunes. Le poil gris et dur, trempé, se confondait avec le goudron mouillé du trottoir. La bête se tenait si près qu'elle pouvait sentir la chaleur de son corps contre sa cuisse, et cette présence rassurante était le soutien dont elle avait besoin pour continuer d'avancer. Toujours tout droit.
.....Un pied, puis l'autre, encore une fois. La route était interminable. Le froid et les milliers d'aiguilles qui transperçaient le ciel attaquaient son visage. La tête baissée, les mains engourdies, les mollets endoloris. Juste le bruit de leurs pas. Les siens, rapides mais appuyés, deux temps. Ceux du chien, quatre temps plus légers, dont la resonance laissait penser que les coussinets adhéraient au sol luisant avant de se décoller dans un bruit de succion, accompagnés de petis raclements lorsque les griffes rayaient l'asphalte. Cette musique régulière était un accompagnement qui, violemment haché par un bruit quelconque, faisait sursauter les deux compagnons de route.
...Un chien dans la rue, mais pas un chat. Personne. L'odeur de mer comme effluve arrivait de quelques rues plus bas et déposait dans sa bouche un gout salé, lui donnant irrésistiblement soif. Tandis que sa peau et ses cheveux buvaient à grande eau, sa gorge sèche souffrait à chaque inspiration. Elle serra alors encore plus fort le hibou de porcelaine blanche qu'elle tenait dans le paume de sa main et, tout en fermant les yeux, entrouvrit légèrement ses lèvres pour laisser passer quelques gouttes d'une eau acide qui lui gelait la peau et lui rongeait le coeur.[/
.....A cet instant, l'objet vola dans les airs puis vint se briser au sol. L'homme qui l'avait bousculée dans sa course se retourna un peu plus loin et, après quelques secondes où tous les deux observaient les éclats dispersés, il s'aprocha d'elle.
.....Son visage restait dans l'ombre. Après avoir marmonné on ne sait quelle excuse dans le col de sa veste, il lui demanda s'il pouvait lui offrir un verre pour se faire pardonner.
...- Classique, vous n'avez rien de meiux en réserve ?
...- Non, désolé.

.....Elle regarda encore une fois les morceaux éclatés à ses pieds, ou du moins ce qu'elle pouvait en deviner.
.....Il fit un pas en avant et tenta un sourir. Son visage était maintenant faiblment éclairé par le lumière d'un lampadaire qui découpait aussi une silhouette féminine, face à lui, une sihouette plutôt attrayante.

.....La soif continuait à lui assécher le palais. Elle avait l'impression que l'eau qui avait déjà transpercé le tout dernier centimètre carré de vêtements gèlerait bientôt tout son corps, jusqu'à la moelle de ses os. Comble de la situation, elle serait imbibée comme une éponge et seule sa gorge brûlante serait épargnée par le déluge qui prendrait chacun de ses pores de sa peau. Toujours à ses côtés, elle pouvait sentir le chien trembler de froid, claquer des crocs comme un enfant.
...- OK, mais rien qu'un verre.
.....Elle le suivit jusqu'à la grande rue où la chaleur humaine et la lumière qui émanaient du café vers lequel il dirigeait ses pas apportaient un peu de réalité au monde fantastique de dehors, celui de la rue silencieuse et sombre, un soir d'orage.

.....Il lui fit signe de s'approcher et elle vint s' asseoir au bar. Le chien qui s'ébroua en entrant, fut forcé de rester couché près de la porte. Il surveillait sa maîtresse à distance, d'un regard inquiet, que la lumière rendait plus jaune encore.
.....Celui de l'homme était bleu. Un bleu assez commun, mais ce qui le différenciait de tout les autres, c'était sa transparence. Une transparence inquiétante, presque sombre. Elle n'arrivait pas à discerner si cela venait de la couleur ou du regard lui-même mais ce qui était sûr, c'est que se regard n'avair aucune expression. De la passivité mêlée à une gravité extrême, un sentiment difficil à décrire lorsque leurs yeux se rencontrèrent réellement pour le première fois. Il avait le teint plutôt pâle. Ses cheveux bruns laissaient apparaître par endroits quelques mèches argentées qui encadraient un front lisse et plat et un nez plutôt pointu, droit lui aussi. En dessous de ces délicates lignes, les lèvres d'un rouge comme etompé s'ouvraient sur un sourir à la dentition parfaite, éclatante de blancheur. Le menton enfin, impeccablement rasé, s'animait au rythme de ses mots.
...- Est-ce que ça va? Vous êtes trempée!
...- C'est gentil de me le faire remarquer.

.....Il pivota soudainement sur son siège pour commander deux bières, mais elle répliqua aussitôt.
...-Je préfère un grand Coca light s'il vous plaît avec une rondelle de citron si possible.
.....La fumée qui étouffait la salle et se mélangeait tels plusieurs vents contraires, commençait à la faire légèrement suffoquer. Elle sentait sa gorge se resserrer et l'air envahi de nicotine se faufilait de plus en plus difficilement dans ses poumons, les brûlant au passage. D'ailleurs, ils entamaient déjà leur chansonnette douloureuse, un sifflement continu d'oiseau triste. Elle attrapa son verre dans un geste brusque et but à longues gorgées le liquide artificiel et pétillant.
.....Comme un fait exprès, il lui tendit une cigarette qu'elle refusa d'un froncement de sourcils accompagné d'un regard assassin.
.....En elle aussi venaient se mêler deux vents contraires, tourbillonnant entre ses tripes, nouant son estomac. Elle était engoissée et excitée tout à la fois par cette rencontre. Elle essayait, du mieux qu'elle pouvait de ne pas laisser échapper l'ombre d'un sentiment de son imper noir. Comme toujours, la timidité l'avait emporté sur son naturel rayonnant, couvrant de gros cumulus le petit soleil qu'elle couvait au plus profond d'elle. Car enfin, sous ses airs de lama arrogant, elle ne le trouvait pas si mal que ça. Mais le problème était toujours là, subsistant, persistant, surgissant de nul part au mauvais moment, la faisant passer pour une fille désagréable dont on a vite envie de se débarrasser.

# Posté le dimanche 06 avril 2008 05:26

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 18:01